Une visite particulière : nous avons visité l’Opéra Bastille avec Laurent. Il était très gentil, il nous a tout expliqué. Et il nous a montré pleins de choses que les autres visiteurs n’ont pas le droit de voir… Il y avait aussi des personnes dans les ateliers qui nous expliquaient ce qu’elles faisaient et on pouvait les regarder. Nous sommes entrés par l’entrée des artistes.
LE PLATEAU
On est allés sur le plateau (la scène) : le sol est noir, brillant, et c’est vraiment très grand. En-dessous, on voit un grand trou : il y a 30 mètres sous la scène, et au-dessus de nous, il y a la cage de scène qui mesure 40 mètres de haut!
Sur le plateau, il y a la scène et il y a de très grands « placards » pour ranger des décors. Dans un coin, il y avait un grand squelette, décoré avec des fleurs, un serre-tête, des rubans et de l’or…
Nous avons vu plusieurs décors. Ils sont faits avec du bois, du fer, de la toile, du polystyrène et de la peinture. Ils sont fabriqués à l’Opéra.
Le premier décor (Faust) : il y avait des maisons penchées, des balcons, de faux arbres en polystyrène peints en vert. Il y avait de faux livres peints dans le décor, mais aussi de vrais livres, mais sans écritures, sans images et sans illustrations (alors ils étaient un peu faux aussi). On a même trouvé un billet de un dollar dans le décor, et on ne savait pas s’il était vrai ou faux…
le deuxième décor (Tannhäuser): là aussi c’était faux, un faux musée, avec des murs blancs et des tableaux. (Michele a reconnu un tableau de Henri Matisse : ce sont de vrais tableaux qu’on a copiés). Les murs sont en toile, en fait, et il y a des roulettes. Au sol, il y avait des marques : ce sont les indices pour les machinistes qui installent le décor.
Le troisième décor ( Lulu) : il était dans un « placard » qui servait aussi pour l’entraînement et les répétitions. Ce décor était rond, tout noir et en bois. Il y avait 8 échelles, un tambour géant, et au fond un escalier noir. On a vu aussi un faux miroir. Quand Laurent le touchait, ça bougeait : en fait c’est de la toile aussi. Si c’était un vrai miroir, il pourrait tomber et se casser, et on pourrait se faire mal. En toile, il est aussi plus léger pour les machinistes. Il y avait un canapé caché : il a une forme de bouche, et il est rouge. Nous l’avons vu sur l’affiche du spectacle, devant l’entrée de l’opéra.
LA SALLE
On est allés dans une pièce pour aller dans la salle. On est rentrés et après on n’a pas retrouvé la porte secrète. Il n’y avait que des carrés gris sur les murs, on les a touchés : ils étaient lisses et doux. C’était du velours. Grâce à Laurent, on a retrouvé la porte ! S’il n’avait pas été là, on aurait dû pousser tous les murs…
La salle est toute noire, et grise, avec du bois sur les fauteuils. Il n’y a pas de peinture au plafond ni de couleurs. On s’est assis et on a vu le décor de musée sur la scène : les tableaux étaient très beau. Des messieurs changeaient les lumières et préparaient le spectacle. On a regardé un peu les changements de lumières, mais Laurent a dit qu’il ne fallait pas rester trop longtemps, sinon on allait s’endormir ! C’est vrai que c’était beau, calme, et très confortable !
LES ATELIERS
Dans les ateliers derrière la scène, ils étaient en train de fabriquer de faux arbres, de très gros arbres. Un monsieur nous a montré son plan, et le papier et la peinture avec laquelle il faisait les arbres. Il nous en a donné un morceau : ça ressemble une peau d’éléphant ! Un autre monsieur plus loin envoyait de la fausse neige sur les arbres.
Les sculpteurs : ils travaillaient avec du polystyrène. Ils avaient une maquette de paysage en modèle. D’autres sculpteurs travaillaient avec de la terre (de l’argile) pour fabriquer un lustre. Ils nous ont fait toucher : quand la terre est molle, elle est légère, quand elle est sèche, elle est dure et elle est plus lourde ! On a vu une maquette d’un king-kong très grand, coupé en petits morceaux, et de fausses statues.
Les peintres : l’atelier peinture est très grand. Il est gigantesque. La toile était par terre et les peintres peignaient debout, avec des pinceaux qui ont un grand manche.
La perruquerie : une dame nous a montré une perruque toute décoiffée, alors nous avons pu la toucher puisqu’après elle devait la recoiffer. Elle nous a dit que les perruques sont faites en vrais cheveux (mais où trouve-t-elle les cheveux ? Quand nous reviendrons, il faudra lui poser la question…)
LE RESTAURANT
Après nous sommes allés manger dans le restaurant des gens qui travaillent à l’Opéra. C’était trop bien, et trop bon !
LES ESPACES PUBLICS
Et puis nous sommes allés là où passent les spectateurs avant de rentrer dans la salle. On voyait tout Paris à travers une grande fenêtre coupée en plein de carrés. On voyait très loin : la Tour Eiffel, Notre-Dame, la tour Montparnasse, beaucoup d’immeubles, le Sacré-Coeur, le génie de la Bastille doré… et même un bout de la coupole et du toit de l’Opéra garnier, derrière Beaubourg.
Nous avons descendu de très grands escaliers blancs. Et en bas on a vu une statue. C’est la seule sculpture de l’opéra Bastille (Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely).

Elle était belle. C’était une femme bleue, avec de grosses fesses, debout sur un oeuf, avec un serpent de toutes les couleurs. Elle était sur une machine qui tourne normalement, mais là elle était rouillée et ne bougeait pas. La femme bleue tenait des baguettes, comme pour jouer du tambour ou du triangle, ou comme un chef d’orchestre pour diriger la musique.
En bas, près de l’entrée, il y a une carte du monde un peu particulière : elle a l’heure, et il y a des horloges dans plein de pays. Nous avons pensé que c’est parce qu’à l’Opéra il y a des gens qui viennent de tous ces pays et qu’ils aiment bien savoir quelle heure il est chez leurs amis.
Nous avons trouvé l’Opéra Bastille très grand, GIGANTESQUE ! Merci pour la visite !
dictée à l’adulte (Gabriel, Niels, Makemin, Lauriane et le reste de la classe)
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